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Tiens au fait, même si je sais que tu ne le verras sans doute pas, c'est l'occasion de poser à son team une question webesque: pourquoi le site du ministre n'est plus actualisé? Il était à la "pointe" un certain moment et là pffuit plus rien...
http://blogs.vlan.be/lesannonces/belgique-plus-...
y a peut être un comparatif à faire entre canada et québec et notre flandre versus wallonie
a toi de jouer!
Alors si tu oses la question enregistrée avec ta caméra "Everio mis à disposition par JVC BELGIQUE", si tu crois encore un peu aux valeurs du journalisme qui suinte l'insolence, demande un peu à la tête pressée du gouvernement wallon, voire à son attaché(e) de presse, si c'est une manière de considérer les deniers publics.
NB: je suis un chieur mais j'assume ;)
Enfin bref, malgré ces innombrabres voyages (toujours bien accompagnés par de dociles journalistes), on attend toujours de voir un Trois-Rivières sur Meuse!!!
@prom': j'entends bien :-) moi aussi j'assume le fait de bouffer à tous les rateliers qui se présentent à moi. J'ai faim ! t je ne crois pas qu'il soit si incompatible que cela de critiquer ce que sont devenus nos médias dans un billet et dans le suivant de tendre une perche pour essayer "faire autrement". Ceci dit, ce voyage ressemble effectivement à une "queue de budget" à griller absoluut avant le 31 décembre sous peine de ne plus avoir le même package l'an prochain, j'en conviens tout à fait. De la matière pour une discussion, assurément.
@baudouin: je ne connaissais pas ... why not si ça présente !
@Exibit: Thanx pour le lien ! et bon voyage à toi fieu !
@je me souviens: no comment, pour l'instant.
Pour les queues de budget, laisse tomber les excuses, j'ai nourri des centaines de gars comme toi pour savoir ce qu'il en est dans la réalité et perdre bien de mes illusions sur le "journalisme à la belge" ! No joke...
c'est "petits meurtres entre amis" ici ?
Personnellement, je n'ai pas fait de nombreux voyages de presse. Trois fois en fait.
La première fois, je n'avais qu'une quizaine d'articles derrière moi. C'était de la publicité pure. J'ai été envoyé par le Soir pour son supplément Victor au Maroc pour un dossier sur le golf. Pas mon meilleur souvenir.
La deuxième fois, je suis allé à Prague avec Brigit Grouwels pour la semaine Bruxelloise. Ce n'était pas terrible, j'ai donc écrit un seul et unique papier en bas de page. Je n'aurais pas dû y aller. Je n'irai plus. J'ai appris.
La troisième fois, j'ai accompagné un député bruxellois en Israel et en Palestine avec un photographe. C'était en février dernier. Ni dans la DH ni dans la Libre, je n'ai cité ni le député ni l'association, un peu trop prosélytique à mon goût. C'était intéressant. J'ai bien fait d'y aller. Je suis content des articles que j'ai écrit. L'assoc m'avait proposé de l'accompagner au Liban. Mais suite aux articles, je n'ai jamais eu de nouvelles ;-) Tant pis.
J'ajoute que je refuse tous les voyages à deux balles - ils restent souvent lettre morte d'ailleurs - mais que certains peuvent être très intéressants. Cela me fait penser à certains journalistes qui suivent des missions économiques fédérales et qui ne se privent pas de casser les politiques après.
Je ne pense pas qu'on soit acheté parce qu'on accepte un voyage de presse. Il faut juste bien baliser au préalable et ne surtout pas promettre qu'il y aura du rédactionnel.
Si je te suis bien, prom', Damien ne devrait pas accepter ce genre d'invitation parcequ'il grille un budget mal géré et se fais complice d'un système qu'il dénonce dans ses coups de geulle.
Si je te comprends bien, alors, le "vrai" journaliste couillu (celui qui sent le foutre et l'encre d'imprimerie), il dit non aux invitations, il claque les portes qu'on lui ouvre et il crache dans la soupe qu'on lui sert au nom de ses idéaux.
Sans un tel engagement, on ne peut ni critiquer, ni pousser sa geullante et encore moins dénoncé ? Ou en tous cas, on ne peut pas prétendre être crédible quand on le fait ?
En fait, soit on prend les armes et on rejoins le maquis, soit on se fait collabo.
"Franche mais pas vraiment amicale la causette"
C'est parfois amusant les blogs ! Si l'on exprime une voix discordante et pleinement assumée, on est forcément pas très sympa ? Si l'on pointe une contradiction dans les discours, on est forcément pas très amical ? Je pense avoir suffisamment commenté ce carnet depuis des années, pour que son tenancier connaisse la franchise mon ton qui n'est pas synonyme de procès soviétique.
"Si je te suis bien, prom’, Damien ne devrait pas accepter ce genre d’invitation parcequ’il grille un budget mal géré et se fais complice d’un système qu’il dénonce dans ses coups de geulle"
Je ne pense pas lui avoir donné une seule consigne et je ne vois pas de quel droit je le ferais. Mon propos est simple à résumer:
1° Les journalistes critiquent souvent un système qu'ils nourrissent eux-mêmes ;
2° Il y a donc une contradiction permanente entre les larmes et la mangeoire ;
3° La schyzophrénie est aussi ennuyante que pénible.
Maintenant, pour ta remarque à propos de l'éthique de certains journalistes, tout dépend de la maison et des cas individuels. Il y en a qui acceptent des packages dignes du RIU All-Inclusive et d'autres qui s'y refusent ou alors partiellement (transport en avion militaire vers l'Afrique, parce que pas d'autres choix). Certains acceptent les per diem fournis par les attachés de presse de cabinet, voire demandent même un petit bonus au cas où la note du bar se sale rapidement, et d'autres refusent de toucher un centime d'euro.Je pourrais te donner certaines habitudes mais par correction, je vais me taire.
"il dit non aux invitations, il claque les portes qu’on lui ouvre et il crache dans la soupe qu’on lui sert au nom de ses idéaux"
Qu'est-ce que cela à avoir ? Qui demande de renoncer à une invitation ? Puisque l'on parle du Québec, sais-tu que Radio Canada rembourse rubis sur ongle tout ou partie des frais de journalistes invités par les autorités ? Mais bon, en même temps, c'est pas Sud-Presse ni le pigiste lambda qui va pouvoir se le permettre pour une mission du Prince Philippe en Chine. La frontière de l'inceste est assez floue mais quand on parle d'éthique, on se positionne comme on peut...
"En fait, soit on prend les armes et on rejoins le maquis, soit on se fait collabo"
Tout ce qui est excessif nuit...On ne va pas faire un procès à un journaliste parce qu'il est proche d'une Ministre de la Justice dans sa vie privée ou parce qu'il mange avec son mari constitutionnaliste, nous ne sommes pas en URSS. Par contre, quand les mandats de certains directeurs de l'information (RTBF) sont dirigés directement par les cabinets dont ils sont proches et par leur étiquette, puis que l'on vient ensuite nous faire des discours jésuitiques sur les magouilles politiques, c'est vraiment prendre les gens pour de gros demeurés.
Ce qui me fait rire, c'est qu'en Belgique, on trouve toujours normal de défendre ce qui serait tout à fait impossible ou vertement critiqué dans ce que l'on considère être des modèles, la BBC, pour ne citer qu'elle. C'est le surréalisme ramené à l'échelle de l'indignation...
Je ne vais pas donc pas t'apprendre l'existence de "black list" lorsque certains cabinets se déplacent à l'étranger et que si les grands plumes/reporters sont relativement épargnés tant ils sont incontournables (ex. Colette B. pour le Congo, Olivier Rogeau pour le Liban, J.P. Martin pour le Rwanda, Paquet pour la Francophonie, etc.), les juniors savent qu'il y a des limites à la couverture et à la liberté des mots. Les individus sont toujours libres de leur choix mais c'est un système qui pousse à la moutonnerie.
Alors c'est bien de ruminer sur notre sérail de clochers mais si on joue le jeu après les grands discours, il ne faut pas s'attendre à ce que cela change vraiment un jour....
En France, par exemple, l'Elysée ne payait jusqu'il y a peu (faudrait vérifier sous l'ère Sarko) jamais les frais d'hôtels pour les journalistes emmenés dans les sommets européens, même s'ils bénéficiaient de prix intéressants ou d'offres sur les avions du GLAM. C'est beaucoup plus clair et moins critique comme système.
Le Soir a encore un budget, la RTBF remet de l'argent pour certains sujets de Question à la Une ou envoie parfois un journaliste en à l'étranger (ce qui fait qu'on se tape parfois une semaine thématique sur l'Albanie et consorts), RTL a investi l'international (enfin de temps en temps).
J'oubliais que j'avais couvert un conflit à l'étranger : je suis allé à Paris pour les émeutes en 2005 ;-) C'était enrichissant comme expérience mais elle n'a été possible qu'au vu de la faible distance à parcourir.
Reste à savoir après s'il joue le jeu, le père d'Eghezée: et on se retrouvera avec des billets à la gloire du ministre qui l'a fait grimper dans l'avion, (du coup on se dira merde alors, la seule chose qui motive Damien c'est la cam JVC, le volant de la Mazerati, et le pain de sucre d'érable..) Ou s'il fait comme à son habitude (euh enfin celle d'avant, celle où on comprenait ce qu'il faisait dans la vie) de blogger... Fouiner, causer blog avec les politiques d'ici et de là bas, pointer quand même le déballage financier d'un tel mouvement, rencontrer des bloggers outre océan et augmenter sa notoriété, sa mission de relais dans la blogosphère.
Mais on peut le houspiller. La question n'est pas tant de savoir s'il crache dans la soupe pour mieux la boire ensuite, mais on pourrait le houspiller un peu; ou en tous cas le titiller sur la non préparation 2.0 d'un voyage gratuitement offert par l'état en mode collaboratif et on line.
On lui dirait dans ce cas qu'on aurait rien aimé de plus, nous lecteurs, que de pouvoir (2.0 oblige) mettre en place avec lui un bon projet complet, financé par le déplacement ministériel, qui lui fasse un emploi du temps de PDG pendant 5 jours, et dans lequel il profite des deniers du contribuable étonamment alloués à l'hagiographie ministérielle dans la presse pour s'en aller faire le tour et le reportage de différentes thématiques (je lui aurais bien passé commande de deux trois questions sur la téléphonie mobile et les services mobiles par là bas moi), qu'on aurait pu lister, commenter, préférer... jusqu'au jour du départ. Genre façon projet 2.0 et voyage collaboratif. Un seul part, mais c'est toute la communauté qui en profite et participe (montage, apports de thématiques, de contacts, organisation de l'agenda...).
C'est à mon sens le seul reproche sensé qu'on peut faire. Pas assez de 2.0 dans ce projet ;-) Après commencer à se demander s'il faut grimper ou non dans l'avion aux frais de monsieur toutlemonde, c'est un peu comme de se demander s'il faut suivre les projets écologiques quand ils sont promus par Sarkozy. Si ça bouge qu'importe qui est l'auteur du mouvement, si on peut être rémunéré (ou flight sponsorisé) pour blogguer efficacement, faut-il refuser, alors que c'est peut-être la "publicité et le sponsoring" le seul ou un des seuls moyens de financement des activités sur le net. C'est une forme de sponsoring par l'état d'une activité blogosphérique. On laisse à Damien le bénéfice du doute. On se dit que le prochain voyage sera sans doute plus "rôdé", plus communautaire, plus préparé autour de thématiques liées à son blog
N-B: parce qu'on aurait bien sûr laissé comme une des thématiques de ce voyage: "la mission vue de l'intérieur" ou "comment franchement, ca se passe quand des journalistes partent aux frais du gouvernement... Parce que monsieur et madame tout le monde (moi quoi) ne soupçonnent pas forcément que ça se passe comme ça avec leurs sous.
Pour les futurs voyages restera à trouver le bon dosage entre intégrité intellectuelle (exit les billets à la gloire du commanditaire du voyage) et intérêt pour le commanditaire à faire voyager Damien BTN (suis pas sûr qu'un billet sur la téléphonie mobile au Québec ce soit pour ça qu'il l'invite, le ministre)
Mais trouver ce juste équilibre, cette mécanique où on peut mordre la main qui nourrit parce que la main mordue tire avantage à montrer ses pansements... c'est aussi une des formes de financement du futur journalisme. Parce que rien n'empêche de mordre quand même.
Désolé mais je n'ai absolument rien compris entre la énième mythologie web 2.0 et une certaine confusion sur la réalité qui est celle du lien presse-politique en milieu "réel et confirmé".
En gros et en résumé:
Qu'importe qui paie la note (pour une fois qu'il y a quelqu'un pour la payer, dans le cadre d'activités blogiennes); puisque le budget pour la note est déjà acté depuis longtemps (c'est ça qu'il faut changer).
Qu'importe qui paie la note tant que cette note permet de faire vivre un projet 2.0, blogosphérique, construit et complet. Un projet qui utilise des deniers déjà budgettés.
La question que je pose est donc: s'agit-il bien d'un projet blogosphérique complet, étayé, faisant le tour des questions habituelles de l'auteur du blog, éventuellement structuré mieux encore.
Là se situe me semble-t-il le seul angle d'attaque possible de Damien. Le reste est un peu de la discussion de comptoir sur l'évolution du monde et la collusion entre pouvoir/presse (faut-il retoucher la photo de Sarko en maillot de bain pour plaire au prince etc.)
Si j'ai bonne mémoire, tu avais encore assez bien couvert la banlieue à l'époque...
En bon vadrouilleur du sérail, je n'avais aucun doute que tu aurais bien compris le sens de mes mots. Seulement, je me demande si ce que tu sembles réduire au volet international, n'est pas en réalité en train de s'étendre à l'ensemble des rubriques.
Franchement, on aime ou pas le style de la DH, c'est quand même le seul canard qui est prêt à lâcher les hyènes. Pas tant par amour pour la vérité ni pour la culture du débat sur la gouvernance (quoique, j'ai déjà bien rigolé avec Carpentier à une époque) mais parce qu'un bon scandale fait grossir le lectorat, les rentrées financières et pérennise l'activité. Mais plus généralement, il y a quand même de la paresse intellectuelle et une très épaisse culture de la moutonnerie chez de nombreux journalistes...
Quand je vois les articles du Swouaire aujourd'hui, je me dis que certains anciens doivent se retourner dans leurs tombes: publireportage, publireportage et encore du publireportage. Où est le ton incisif d'antan ? Où est l'envie de gratter où cela fait mal au lieu de disserter sur les évidences ?
"Le reste est un peu de la discussion de comptoir sur l’évolution du monde et la collusion entre pouvoir/presse"
Sauf ton respect, on devine assez bien que tu es à mille bornes de connaître le milieu et de pouvoir en décrire certaines dérives. D'une discussion qui débute avec l'affaire Koksal et qui s'oriente sur le lien presse-politique, tu viens citer en exemple la retouche des bourrelets de Sarkozy pour embrayer sur l'Arlésienne des blogs citoyens, c'est quand même grandiose...
"Qu’importe qui paie la note tant que cette note permet de faire vivre un projet 2.0, blogosphérique, construit et complet. Un projet qui utilise des deniers déjà budgettés"
Une allocation de base et une D.O., cela te dit quelque chose ? Non, alors j'insiste même pas plus....
"s’agit-il bien d’un projet blogosphérique complet, étayé, faisant le tour des questions habituelles de l’auteur du blog, éventuellement structuré mieux encore."
Je te rappelle que l'objet du séjour concerne la réunion du CA d'un opérateur belgo-québécois en termes d'échanges de jeunes. A la base, on pourrait déjà se demander où se trouve l'intérêt médiatique mais soit, par contre, que des fonds soient octroyés "à libre disposition" et donc pourquoi pas pour un reportage sur les baleines en Gaspesie ou sur le goût de la poutine à Drumondville, là, je trouve cela interpellant sur la gestion des deniers publics.
ici, il y a une bande de jeunes loups qui ne demandent pas mieux que de se jeter dans l'arène. Mais on manque de soutien... je n'ai pas encore assez de bouteille sur de nombreux sujets, je lis beaucoup mais ce n'est pas encore assez. J'eus aimé avoir un mentor, à l'ancienne.
Un des gros problème pour moi, c'est qu'on doit être opérationnel quasi tout de suite et débrouillard. Dans la plupart des cas, cela me va mais parfois cela rame à mort, dans le vide.
Pour mon blog, par exemple, à part me dire que c'est bien et que je dois continuer, rien ! Pas une idée, pas une proposition, pas une critique, j'ai parfois l'impression de stagner.
L'envie de gratter est là mais on nous demande de faire attention. Après 6 mois à la DH, j'ai dénoncé une vente à perte de Didier Reynders, c'était du temps de Marteau. Je me suis fait incendier. Avec Interdiction d'écrire sur Reynders :-|
La Cour des comptes m'a donné raison l'année d'après. Six mois auparavant, j'avais donné l'info mais comme chui un morveux, les gens s'en foutent. Et personne m'a soutenu dans la rédaction. Une de mes premières fiertés de journaliste car je ne me suis pas couché.
Continue à faire chier ton peuple tant que c'est possible, y a pas d'autre solutions tant qu'un Rupert Murdoch n'aura pas décidé de venir investir à Bruxelles et que les journalistes pourront enfin avoir davantage les coudées libres.
Bon, je vais gazouiller devant le JT de RTL-MR, qui c'est que l'on annonce enfin un gouvernement pour la semaine prochaine ? !! ?
Une proposition intéressante consistait à créer un pot commun voyage pour tous les médias avec un système de droit de tirage plafonné. Chaque rédaction choisissait elle-même les déplacements auxquels elle participait en gérant elle-même son enveloppe. Je crois que l'idée venait de Joelle Milquet, quand le CDH était dans l'opposition. Notons que, depuis, rien n'a vu le jour.
@Damien : Pour moi, tu as raison de partir. Tu vas sans doute apprendre plein de choses et en faire profiter tes lecteurs. Tu as raison aussi d'expliquer pourquoi tu as accepté l'invitation. Par ailleurs, je suis d'accord sur le côté profondément foireux du projet Cyber école. Pour moi, à ce stade, cela reste juste un truc pour se donner une bonne conscience numérique. Je connais des instits qui ont gardé le PC payé par le contribuable douillètement logé dans la frigolite faute d'avoir reçu une formation ad hoc. J'aimerais néanmoins en savoir plus sur ton point de vue.
@Prométhée : Je connais des journalistes qui cirent les pompes pour pouvoir bouffer dans les palaces et voir de temps en temps l'hémisphère sud. Le drame, à mon sens, vient cependant plus des rédactions qui se satisfont de ces papiers obligatoires et lècheurs. De façon générale, il y a un énorme problème de management des organisations aujourd'hui en Belgique francophone. C'est un handicap de génération. Les médias en souffrent comme les autres. A cela s'ajoute le fait que les deux premiers groupes de presse écrite de Communauté française sont toujours à ce jour détenus par des actionnaires familiaux, en partie étanches aux systèmes de check & balance modernes. Un Ruppert Murdoch pour réajuster tout cela ? Je crains que cela puisse être une solution...
@Mateusz : je trouve que tu as bien fait d'aller aussi à Prague et au Maroc. Les voyages auguisent l'esprit critique, même s'ils sont nuls. La preuve...
Dans la même veine, pourquoi ne pas imaginer que ce soient les lecteurs d'un blog qui financent ces voyages, du moins en partie. Je planche là-dessus depuis un bout de temps et, combiné avec des sponsors (genre pour l'avion, l'hôtel, les connexions web), il y a moyen :-)
mon humble contribution (un peu décalée (dans le temps), comme d'hab?) à ces longs et intéressants échanges: http://grand-barnum.blogspot.com/2007/11/sol-et...
"Le drame, à mon sens, vient cependant plus des rédactions qui se satisfont de ces papiers obligatoires et lècheurs"
Donc, comme je l'écris depuis le début, cela moutonne ferme dans les rédactions et cela se paye en termes de qualité. On ne s'émeut jamais plus de rien quand on a les les babines dans la mangeoire mais on se croit paradoxalement toujours l'âme d'un Woodward et Bernstein. Pathétique chez les anciens, effroyable chez les jeunes générations...
Bon, on trouve un nom de domaine approprié et on installe un wiki ?
"pourquoi ne pas imaginer que ce soient les lecteurs d’un blog qui financent ces voyages, du moins en partie. Je planche là-dessus depuis un bout de temps et, combiné avec des sponsors (genre pour l’avion, l’hôtel, les connexions web)"
S'il y a un élément pour lequel nous serons d'accord, c'est bien que les sources de financement ne manquent pas. Pour autant, la démarche qui consiste à produire un contenu favorisant l'ouverture du portefeuille, c'est plutôt digne de la Solitaire du Figaro et bien au-delà des tamagotchis style Twitter, Jaiku, classement Technorati,...
Je te l'ai toujours dit, celui qui arrivera à produire un contenu intéressant, diversifié et qui sera davantage reconnu pour sa liberté de ton que pour sa peur de ne plus être invité au buffet tomates-crevettes de chez Smith, celui là, il aura bien plus ses chances de réussir....En dessous de ce seuil, comme le dit mon compadre Sergio Coosemans, c'est le risque très élevé de sombrer dans l'échec de Kid Paddle.
Sérieusement, qui va payer pour un bidule orienté actualité blog quand les Digg-like explosent par leur nombre ? Qui va faire cracher le compte Paypal pour visionner une sauterie style "visu IRC" avec 15 ans de retard et toujours le même club de personnages depuis des années ? Comment être motivé quand la couverture de sortie d'un OS se limite à quelques Flandriens qui jouent à Second Life ?
Attention, ce n'est pas une critique gratuite mais juste faire considérer que ce qui est ludique et accessible sur un blog, ne se transpose pas ou très difficilement dans un modèle payant (même facultatif) où l'exigence des clients est très importante.
Alors pour terminer sur une note positive, non seulement tu as le temps de bien paufiner ton modèle mais toutes les pistes sont possibles, bonne merde...
Petit vicieux, va, tu m'attaques par la position Alpha Zulu Bravo de l'ego... ;D
C'est vrai qu'ils créent les conditions d'un rapport de dépendance.
Face à cela, je trouve que la franchise de Damien - qui annonce clairement qui finance son déplacement - est à saluer. Au moins, c'est clair et, ce faisant, il se soumet à une sorte de pression du lecteur qui peut compenser celle de celui qui paie le voyage. C'est dans cet équilibre qu'il peut exercer son indépendance journalistique, ce qui restera toujours, in fine, une affaire d'éthique et de conscience individuelle.
Evidemment, dans un monde idéal...
Mais, petit rappel, on ne vit pas dans un monde idéal, et tout l'enjeu est justement de pouvoir s'y comporter de la manière la plus honnête et transparente possible.